CYCLE VITAL DU PAPILLON
L'œuf
L'œuf est le premier stade de vie des papillons tant diurnes que nocturnes. En général, la femelle pond ses œufs sur la plante nourricière sans se soucier de l'avenir de sa progéniture.
Le choix de la plante nourricière
Choisir la plante adéquate dans une forêt de feuilles vertes peut sembler une tâche décourageante pour l'homme, mais celui-ci n'a pas été programmé pour cela...
Il n'en est pas de même des papillons qui disposent d'organes sensoriels extrêmement sensibles.
En général, chaque espèce ( en groupe d'espèces ) possède une plante nourricière propre à elle afin d'éviter toute rivalité.
Le premier choix qui pourrait déclencher la ponte serait l'intensité des gammes de vert émise par les plantes. Le second organe sensoriel mit en application semble être l'odorat. L'insecte approche doucement des plantes.
Les odeurs se combinent peut-être avec des indices visuels plus précis comme la forme des feuilles, pour indiquer à l'insecte qu'il doit ou non s'intéresser aux diverses plantes environnantes.
Le rôle des antennes, des palpes, des pièces buccales, de l'ovipositeur et même des pattes entrent en action ; les informations d'origine chimique, la texture des feuilles et leur richesse en eau sont autant d'indices qui servent à l'évaluation.
Des feuilles saines, succulentes sont nécessaires au bien-être des chenilles qui ne pourraient grandir sur des feuilles mortes ou desséchées.
Dans ce dernier cas en effet, les feuilles pourraient tomber avant l'éclosion.
Normalement, les jeunes chenilles ne peuvent pas se déplacer beaucoup et leur survie dépend donc entièrement de l'aptitude de la femelle à découvrir l'emplacement idéal où elles se développeront.
L'œuf
Les œufs sont solidement fixés au substrat par une sécrétion glandulaire, sorte de glu, les uns à la face supérieures, les autres à la face inférieure des feuilles. Pour les œufs qui doivent hiverner, un abri sûr est nécessaire et, dans ce cas, la femelle déposera ses œufs, soit dans les fentes des écorces, soit sur les branches, à l'abri des bourgeons.
Le nombre des œufs émis étant fonction des ressources alimentaires existantes. Il varie de deux douzaines à plusieurs centaines.
Les œufs des papillons diurnes (Rhopalocères) sont entourés d'une coque rigide, impérméable et comportant une petite dépression à sa partie supérieure. Sous un fort grossissement on voit que ce creux, appelé rosette, et qui évoque une fleur, est percé d'un ou plusieurs trous minuscules appelés micropyles.
Ils permettent à l'embryon de respirer bien qu'il y ait aussi des pores répartis dans la coque.
Les œufs des Rhopalocères sont toujours "debout" avec le micropyle en haut, mais chez ceux des Hétérocères (espèces nocturnes) le micropyle se trouve à une extrémité et l'on dit alors qu'ils sont "plats", même si leur contour est ovale.
A l'opposé, certains Hétérocères primitifs pondent des œufs dépourvus de toute ornementation. Cette différence est l'une des raisons qui incitent à considérer les Rhopalocères comme les plus évolués des lépidoptères.
La forme des œufs reste assez constante au sein d'une même famille. Vue sous un fort grossissement, la surface des œufs présente des sculptures très fines. Les plus élaborées se rencontrent chez les œufs de Lycenidae et de nombreux Nymphalidae. Leur délicatesse, qui évoque celle du cristal, est vraiment l'une des merveille de la nature.
Les œufs de lépidoptères peuvent avoir de nombreuses formes dont voici quelques exemples :
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Les ennemis de l'œuf
Un très grand nombre de prédateurs et de parasités s'attaquent aux œufs des papillons (oiseaux, coléoptéres, fourmies...). Pour se développer dans l'œuf d'un papillon, un insecte doit être minuscule ; de ce fait, c'est parmi les parasites que l'on trouve l'un des plus petits insectes connus : les Mymaridae
Ces guêpes ne mesurent que 0.5 mm de long et leurs ailes plumeuses ne dépassent que rarement 2 mm d'envergure.
Par Sebastien DEMAY.